Maxime Vernier
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L'exposition à été présentée du 9 février au 29 février 2008
Le vernissage s'est déroulé le 9 février 2007 à 18h30
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Artiste / percussioniste
né à Besançon en 1978 où il vit et travaille
Diplômé de l’école des beaux-arts de Besançon.
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Maxime Vernier construit des installations, des sculptures-objets, des volumes acousphaniques (grec. akouein : entendre, pharein : apparaître). Il expérimente le son là ou celui-ci est un détail lié à la matérialité, une indication temporelle ou rythmique qui, inclusivement est tournée vers l’idée d’un chaos vivant tentant de fuir tout déterminisme.

Du silence au bruit, des sons qui tendent vers le silence, de la désamplification vers les bruissements, les chuchotements, les bruits blancs(1), l’artiste révèle les caisses de résonances qui nous entourent. Son travail trouve ses origines dans les recherches de Russolo.(2)

De l’espace public à l’espace privé, on n’échappe pas aux sons inhérents au fonctionnement des objets électriques du quotidien. Du ventilateur assurant le refroidissement des composants d’un ordinateur au réfrigérateur, du tube néon au système de ventilation, nous percevons une gamme très étendue d’intrusions sonores.

Pour l’installation Background noise, le plan simplifié d’un appartement a été tracé sur un socle blanc,
telle une modélisation. De petites enceintes en plâtre (chuchoteurs) diffusent dans chaque espace dessiné les sons continus des objets électriques dont la plasticité a disparu. Ces volumes fragiles reconstituent ce qui peut être apparenté à un bruit blanc.

De cet ensemble le spectateur perçoit une discussion (entre sept chuchoteurs) révélant l’existence d’un concert d’un type particulier à l’intérieur d’un appartement. Maxime Vernier redéfinit le silence et les sons peuplant nos habitats.

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salle 1 :
FRUCTOSE BENDING / 2008
matériaux divers
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salle 2 :
BACKGROUND NOISE (chuchoteurs) / 2006
plâtre, bois
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salle 3 :
RIDE CYMBALE / 2007
plâtre
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(1)Le bruit blanc est la somme de toutes les fréquences, c’est à dire la somme de toutes informations, son résultat équivaut à une information nulle.

(2)Les travaux bruitistes de Russolo (l’art des bruits) se sont construits à partir d’une remise en question de l’écoute, ce qui l’ a conduit à considérer le bruit produit par les machines des industries naissantes, équivalent à la note musicale. Ces recherches se sont matérialisées sous forme d’objets-instruments : les bruiteurs. Les bruiteurs ont été utilisés lors d’expériences sonores «solo» ou integrés à un orchestre. John Cage réaffirmera les concepts lié au bruit en définissant sa vision de la musique expérimentale.

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Carton par enjoycaviar(dot)com Carton par enjoycaviar(dot)com